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Le trésor de Dhariyah : plus de 100 objets découverts dans le désert saoudien

Main découvrant un pot en terre renversé avec des bijoux et pièces d'or dans le désert, outils à côté.
Dans cet article
  1. Que renfermait le trésor de Dhariyah ?
  2. Pourquoi l’emplacement a-t-il surpris les archéologues ?
  3. Le trésor appartenait-il à un pèlerin ?
  4. Que révèle la découverte sur la période abbasside ?
  5. De nouvelles fouilles pourraient éclaircir le mystère

Enfoui sous le désert depuis environ 1 200 ans, un jarre en céramique vient de livrer plus de 100 objets en or, en argent et en pierres précieuses. Découvert à Dhariyah, en Arabie saoudite, ce trésor pourrait avoir appartenu à un pèlerin en route vers La Mecque durant les premières années du califat abbasside.

Que renfermait le trésor de Dhariyah ?

Baptisée trésor de Dhariyah, la collection reposait dans un récipient en terre cuite enterré entre des bâtiments résidentiels. D’après la Commission saoudienne du patrimoine, elle comprend des pièces en or, des objets en argent, des pierres précieuses, des perles colorées et des fragments de cuivre oxydé.

Les bijoux arborent des motifs floraux et des formes géométriques réalisés à l’aide de techniques élaborées. Les artisans ont façonné des feuilles d’or, créé des reliefs et serti des pierres dans de petites montures métalliques. Ces procédés témoignent d’un savoir-faire associé aux ateliers spécialisés du monde islamique médiéval.

Pourquoi l’emplacement a-t-il surpris les archéologues ?

Située dans la région d’Al-Qassim, Dhariyah était une étape importante sur la route empruntée par les pèlerins entre Bassora, dans l’Irak actuel, et La Mecque. Les voyageurs qui traversaient les régions arides de la péninsule Arabique pouvaient y trouver de l’eau, un abri et des espaces pour se reposer après de longues étapes.

Lors de la sixième campagne de fouilles, les chercheurs ont également repéré des bassins d’eau enduits de plâtre, des murs de bâtiments résidentiels ainsi que des fragments de céramique et de verre. Ces traces laissent penser que la station disposait d’infrastructures organisées pour accueillir habitants, commerçants et groupes de pèlerins.

Le trésor appartenait-il à un pèlerin ?

L’hypothèse selon laquelle un pèlerin aurait enterré les bijoux reste plausible, mais elle n’a pas encore été confirmée. Leur propriétaire aurait pu dissimuler ses biens pour les mettre à l’abri face à un danger, avec l’intention de revenir les chercher. Il pourrait aussi s’agir d’un commerçant transportant des marchandises précieuses sur cette route.

Les archéologues examinent notamment les éléments suivants :

  • L’emplacement précis de la jarre dans le bâtiment ;
  • L’usure et la composition des pièces métalliques ;
  • La provenance des pierres serties dans les bijoux ;
  • Le lien entre l’ensemble et les céramiques découvertes alentour ;
  • La présence éventuelle d’ateliers ou de zones commerciales à proximité.

Que révèle la découverte sur la période abbasside ?

La datation au radiocarbone de matières organiques a situé l’occupation principale de l’établissement entre 743 et 753. Cette période correspond à l’ascension du califat abbasside, instauré en 750, et se caractérise par l’expansion des réseaux commerciaux, la croissance des villes ainsi que l’essor scientifique et culturel.

L’UNESCO présente les routes historiques du Hajj comme des systèmes associant réservoirs, puits, forteresses et stations de repos. Une étude publiée en 2024 dans la revue Sustainability a également souligné que ces itinéraires constituaient des paysages culturels reliant patrimoine, communautés, circulation économique et mémoire religieuse.

De nouvelles fouilles pourraient éclaircir le mystère

Le trésor doit encore faire l’objet d’études en laboratoire, de travaux de conservation et de comparaisons avec des pièces issues d’autres sites archéologiques. L’analyse des métaux et des pierres pourrait révéler le lieu de fabrication des objets. De nouvelles fouilles pourraient, quant à elles, mettre au jour des monnaies, des inscriptions ou des structures susceptibles d’aider à identifier leurs anciens propriétaires.

À Dhariyah, chaque couche retirée rapproche les chercheurs d’une histoire interrompue il y a plus d’un millénaire. La préservation de ce patrimoine est urgente : le prochain fragment découvert pourrait expliquer pourquoi une fortune a été cachée dans le désert, sans jamais être récupérée par la personne qui comptait l’emporter à La Mecque.

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Clément Vial

Guide accompagnateur et passionné de sports de pleine nature, Clément Vial explore depuis plus de dix ans les sentiers, falaises et parcours aquatiques de l’Ouest lyonnais. Il partage son expertise de l’aventure autour de Lyon : randonnée, VTT, escalade, trail et découvertes familiales, avec une attention particulière à la sécurité et au respect des espaces naturels.

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