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Un trésor de 1 300 ans découvert sous un Bouddha couché en Thaïlande

Un moine bouddhiste et un jeune homme manipulent une statue dorée près d’un grand Bouddha couché.
Dans cet article
  1. Comment le trésor a-t-il été découvert ?
  2. Pourquoi le site du Bouddha couché est-il si important ?
  3. Quels objets étaient enterrés ?
  4. Que révèlent les plaques sur l’ancienne communauté ?
  5. Comment les artefacts seront-ils préservés ?

Une réparation ordinaire du système de drainage a mis au jour un secret enfoui depuis environ 1 300 ans. Sous une ancienne statue de Bouddha couché, des ouvriers ont découvert un récipient en céramique renfermant des bijoux et des objets religieux. Les archéologues ont alors élargi avec précaution les fouilles dans ce temple thaïlandais.

Comment le trésor a-t-il été découvert ?

La trouvaille a été faite dans le complexe de Wat Thammachak Sema Ram, lors de travaux de conservation sur le site archéologique de Phra Non, en Thaïlande. En creusant à plus d’un mètre de profondeur, une équipe a repéré un récipient en céramique enterré près de la base de la statue.

Il contenait des ornements en or, en argent et en bronze datant de la période Dvaravati. L’intervention d’entretien s’est ainsi transformée en enquête archéologique. Après cette première découverte, les chercheurs ont exploré d’autres zones autour du monument et retrouvé trois nouveaux ensembles de pièces.

Pourquoi le site du Bouddha couché est-il si important ?

Le trésor reposait sous une statue de Bouddha couché en grès, considérée comme l’une des plus anciennes et des plus grandes de Thaïlande. Longue d’environ 13 mètres, elle aurait été réalisée vers l’an 657, à une époque déterminante pour l’expansion du bouddhisme dans la région.

L’emplacement des objets a particulièrement retenu l’attention des spécialistes : il laisse entrevoir un lien direct avec les pratiques religieuses de la communauté à l’origine du monument. Au-delà de leur valeur, ces pièces permettent de mieux comprendre la place de la foi, de l’art et des rituels dans la construction des espaces sacrés.

Quels objets étaient enterrés ?

Les fouilles ont permis de récupérer 33 artefacts fabriqués à partir de différents métaux. D’après le Département des beaux-arts de Thaïlande, certaines boucles d’oreilles en bronze ressemblent à des exemplaires de la période Dvaravati découverts ailleurs dans le pays, ce qui conforte l’origine historique de la collection.

  • Des anneaux en or conservés dans le récipient en céramique.
  • Des boucles d’oreilles en argent liées à l’artisanat de la période Dvaravati.
  • Des anneaux en bronze dont la forme rappelle celle d’autres pièces anciennes.
  • Des plaques métalliques ornées d’images bouddhiques en relief.

La diversité des matériaux témoigne de la maîtrise de plusieurs techniques par les artisans, qui travaillaient aussi bien les métaux précieux que des alliages plus simples. Aux yeux des chercheurs, cet assemblage apporte de nouveaux indices sur les savoir-faire, les symboles et les choix religieux de la société qui occupait les lieux.

Que révèlent les plaques sur l’ancienne communauté ?

Parmi les pièces les plus remarquables figure une plaque rectangulaire en or mesurant environ 7,5 sur 12,5 centimètres. Réalisée selon la technique du repoussé, qui consiste à façonner le métal pour créer des reliefs, elle représente Bouddha assis dans une posture d’enseignement, entouré d’une grande auréole.

Une autre plaque, composée d’un alliage de plomb et d’étain, montre Bouddha debout entre deux assistants. Phanombutr Chantrachot, directeur général du Département des beaux-arts, a qualifié ces découvertes d’extraordinaires. Selon lui, elles fournissent des informations importantes sur l’artisanat et la dévotion religieuse de cette période.

Comment les artefacts seront-ils préservés ?

Une partie des plaques métalliques se trouvait derrière la tête du Bouddha couché, entourée d’argile compactée et de couches de ciment. Cet emplacement délibéré conduit les spécialistes à envisager que l’ensemble ait été déposé comme offrande rituelle lors de la construction ou de la rénovation du monument.

Les objets sont actuellement catalogués et conservés au musée national de Phimai, où les matériaux fragiles feront l’objet d’analyses approfondies. Cette découverte rappelle la vigilance constante qu’exigent les travaux sur les sites historiques. Leur protection est aujourd’hui essentielle pour permettre à des histoires encore cachées de traverser les siècles à venir.

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Clément Vial

Guide accompagnateur et passionné de sports de pleine nature, Clément Vial explore depuis plus de dix ans les sentiers, falaises et parcours aquatiques de l’Ouest lyonnais. Il partage son expertise de l’aventure autour de Lyon : randonnée, VTT, escalade, trail et découvertes familiales, avec une attention particulière à la sécurité et au respect des espaces naturels.

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